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Cher Lecteur

Les histoires relatées dans cette newsletter ont été choisies pour notre dernière publication dans « Histoires de conscience »  

Elles nous rappellent la persécution qui continue contre les pratiquants de Falun Gong en Chine. Ces histoires racontent comment d’innocents enfants ont perdu leurs parents parce qu’ils ont été victimes de la persécution, ainsi que des femmes âgées qui ont été torturées à mort. Ces victimes ont souvent été bâillonnées pour étouffer leurs cris de douleur. Elles ont été torturées avec des moyens tellement inhumains qu’il est difficile de comprendre comment l'esprit humain puisse concevoir de telles choses. Ces pratiquants pourraient être notre mère bien aimée, notre grand-mère, notre fils, notre fille, notre conjoint, ou notre voisin…

Les personnes dans ces histoires croient à la vérité, à la compassion, et à la tolérance. Elles pratiquent le Falun Gong. Ils auraient pu vivre s'ils avaient simplement accepté de renoncer à leur croyance. Ils auraient été libres s'ils avaient succombé au lavage de cerveau et à la torture et trahi leurs consciences. Pourtant ils ont courageusement choisi de rester immuable dans leur croyance, pas simplement pour eux-mêmes, mais également pour le bien du peuple chinois.

Merci de votre attention.

Groupe de travail des Droits de l’Homme du Falun Gong

Table des matières :

La fille silencieuse


Le père de Xinyu, M. Huang Ke, travaillais pour le dixième bureau de l'institut de recherche d'industrie chimique de pétrole de Fushun. Sa mère, Mme. Zhong Yunxiu, était professeur d’anglais au collège de la ville de Beisanjia.

Dans la nuit du 24 avril 1999, alors qu’ils venaient d'apprendre que la police de la ville de Tianjin avait arbitrairement détenu des pratiquants de Falun Gong, M. Huang et Mme. Zhong ont pensé qu'ils devaient aider le gouvernement à mieux comprendre le Falun Gong, ainsi tous les deux sont partis pour Pékin. Entre les 25 avril 1999 et 20 juillet 1999, le couple est allé à Pékin plusieurs fois. Il s’est rendu au bureau des appels du gouvernement central et à la station centrale de télévision de la Chine pour révéler la vérité au sujet du Falun Gong. M. Huang a également distribué du matériel de clarification au président et au secrétaire du Comité du parti communiste sur son lieu de travail.

Le 21 juillet 1999, Mme. Zhong et M. Huang sont allés à Pékin pour faire appel au gouvernement afin faire cesser la persécution. Le jour suivant, les médias gérés par l'Etat ont commencé une campagne massive de propagande anti-Falun Gong, et la police de Pékin a recherché les hôtels ou se trouvaient les pratiquants de Falun Gong, les arrêtant sans raison. Le couple a été arrêté et renvoyé dans leur ville natale. Afin d’éviter d’autres arrestations, ils vivaient dans la rue, se déplaçant constamment d'un endroit à l'autre. Fin septembre 1999, ils ont à nouveau été arrêtés dans la région de Jietaisi de Pékin. La police les a ramené à la ville de Fushun en train. Afin d'essayer de leur échapper, Mme. Zhong a sauté du train. Elle est morte suite à ses blessures à l'âge de 26 ans, alors que Xinyu était âgée de moins de deux ans. La mère de Xinyu lui manque énormément.

Après que la Mme. Zhong soit morte, la Commission de politique et de loi de la ville de Fushun et le commissariat de police local ont détenu et torturé le père de Xinyu puis l'ont envoyé faire un lavage de cerveau parce qu'il refusait de renoncer au Falun Gong. M. Huang a été également licencié de son travail. Xinyu a vécu dans la crainte de perdre également son père.

En fin 2000, M. Huang a vu la persécution s’intensifier de jour en jour et décida d’aller à nouveau à Pékin faire appel au gouvernement central. Il déroula une bannière sur la place Tiananmen avec les mots « Falun Dafa est bon ». La police l'a arrêté et l'a retenu prisonnier dans la ville de Fushun. Après l'avoir torturé presque jusqu’à la mort, la police a ordonné à sa famille de venir le chercher.

Une photo de mariage des parents de Xinyu,
M. Huang Ke et sa femme
Mme. Zhong Yunxiu
Le 18 mars 2003, quelqu'un a dénoncé à la police que M. Huang avait écrit sur un mur « Falun Dafa est bon » . Il a été condamné à sept ans de prison. M. Huang a fait une grève de la faim pour protester contre tous les mauvais traitements qu’il subissait. Les gardiens de la prison ont ordonnés aux criminels de le gaver de force. Après plus de dix jours de torture, M. Huang fut à nouveau à l’article de la mort. Craignant d’en supporter la responsabilité au cas où il mourait , la police le libéra.

Vers la fin juin 2003, la police du commissariat de police de Guangming de la région de Wanghua de la ville de Fushun a de nouveau arrêté M. Huang et l'a détenu au centre principal de détention de Fushun. Il a fait une grève de la faim et a subi des gavages forcés de nombreuses fois. Après dix jours de torture, il est mort au centre de police le 3 juillet 2003 à 6:00 heure du matin.

Xinyu ne pouvait pas accepter la mort de son père, et attendait toujours sa venue. Maintenant que ses parents sont morts, elle vit avec ses grand-parents. Elle souffre de voir que ses camarades de classe ont leurs parents pour s’occuper d’eux. Depuis lors, elle est devenue une enfant très renfermée et parle peu aux gens.

 

Une lettre à une mère


M. Bai Xiaojun professeur d’université a écrit à sa mère alors qu’il était détenu au camp de travaux forcés de Chaoyanggou .Ce fut la dernière lettre qu’il lui envoya ; six mois plus tard il était torturé à mort.

M. Bai Xiaojun âgé de 35 ans était professeur à l'université normale du Nord-Est dans la province de Jilin. Il a obtenu une maîtrise en philosophie. Sa mère et son frère, M. Bai Xiaohua, étaient également des pratiquants. Il a été condamné en juillet 2000 à un an de travaux forcés simplement parce qu’il est allé à Pékin pour lancer un appel au gouvernement afin de faire arrêter la persécution du Falun Gong, puis sa peine a été alors prolongée à cause de son refus d’abandonner sa croyance au Falun Gong.

Au camp de travail de Chaoyanggou, début juin 2003, son état est devenu si critique qu'il vomissait tout ce qu’il mangeait. Il était si faible qu'il ne pourrait pas se lever. La torture prolongée et ses conditions de vie misérables ont détérioré sa santé jusqu'à ce qu'il soit devenu trop faible pour s’occuper de lui-même et s’alimenter. Il ne pouvait même pas boire de l'eau. Le 6 juillet 2003, les gardes se sont rendu compte qu'il était en train de mourir, et ont décidé de l’envoyer à l'hôpital de la ville de Tchang-tchoun, où ils ont diagnostiqué une tuberculose. À ce moment-là elle était à un stade trop avancé pour qu’il puissent être sauvé.

Juste avant sa mort, le camp de travail a convoqué sa famille pour le récupérer. Un de ses parents de M. Bai l'avait vu juste avant sa mort et a été étonné de le voir ainsi : il était si sous-alimenté qu'on devinait ses os à travers la peau ; son corps était faible et gonflé. Il était couvert de cicatrices à cause de la torture. Un rayon X a prouvé qu'un de ses poumons s'était affaissé. M. Bai est mort avant l’arrivée de sa mère. Sa famille a eu beaucoup de mal à obtenir ses dossiers médicaux.. Quand ils ont pu obtenir finalement les documents, ils ont pu lire ce qui suit : hépatite provoquée par les substances médicinales, œdèmes de tout le corps, état physique extrêmement faible, corps entier recouvert de cicatrices. Plus tard, un docteur a dit la famille, « Dans des circonstances normales, cette personne malade ne serait pas morte. »

En fin 2001, le frère de M. Bai Xiaojun's, M. Bai Shaohua, a été également arrêté pour la même raison. Il est détenu au camp de travail de Tuanhe à Pékin. La dernière fois que sa mère a été autorisée à venir lui rendre visite, il avait une fracture due aux coups et son visage était lacérée. Il portait également un bandage à la tête.

Un extrait de la dernière lettre de M. Bai Xiaojun à sa mère

Chère maman, comment vas-tu?

Ta lettre du 24 novembre m’a aidé à comprendre tes conditions de vie et celles de Xiaohua. C'est la deuxième fois que j'ai des nouvelles de vous depuis que je suis condamné aux travaux forcés en 2000.

J'ai été arrêté en juillet 2000 et emprisonné dans le camp de travaux forcés de Fenjin dans la ville de Tchang-tchoun. Comme vous l’avez appris plus tard, j’ai en effet été handicapé pendant un moment. Dans le camp de travail de Fenjin, mes bras et jambes ont été blessés à deux reprises à cause des coups. Heureusement, mes os n'ont pas été cassés. Plus tard, je suis resté dans l'hôpital de police de la province de Jilin pendant plus d'un mois à cause de la gale. Je ne pouvais même pas prendre un bain ou laver mes vêtements. J'ai dû me reposer sur des pratiquants pour faire ma lessive. Lors de notre dernière conversation nous n’avons pas eu suffisamment de temps pour la terminer, mais ce que vous avez entendu me concernant est vrai.

J'ai été envoyé au camp de travaux forcés de Fenjin en août 2000, et j’y ai été incarcéré jusqu'en avril de l'année suivante. Le 11 avril 2001, j'ai été transféré au camp de travail de Weizigou, où je suis resté jusqu'au 12 février 2002 [la veille de la nouvelle année chinoise ], ainsi j'ai été emprisonné dans le camp de travail pendant un an et demi. Ils ne m'ont pas libéré le jour de ma sortie. Au lieu de cela, j'ai été envoyé dans un centre obligatoire de re-éducation [lavage de cerveau], où je suis resté un mois. Puis pour la troisième fois, j'ai été envoyé à la prison de la ville de Tchang-tchoun et j’y suis resté pendant presque un mois. J'ai été à nouveau condamné à une autre période de trois ans de travaux forcés au camp de travail de Chaoyanggou. Depuis, j’y suis. Voilà, c’est juste un résumé de ce qui s’est passé depuis mon arrestation.

Depuis mon arrestation, j’ai été éloigné de toi, mais j’ai reçu beaucoup de soins et de soutien de la part des pratiquants. Ils pensent toujours à moi au fil des saisons. Ils envoient des vêtements et d'autres choses indispensables par des moyens divers. Ce qui fait que je n’ai pas souffert du froid, même pendant l’hiver le plus rude. Au contraire, j'ai même pu avoir des vêtements supplémentaires. J'apprécie énormément leur aide et leur soin. Vous n'avez pas besoin de vous faire du souci pour moi.

Jusqu'ici, je vais très bien ...

Durant ces deux dernières années, j'ai eu une meilleure compréhension de la véritable signification de la vie. Si je retrouve ma liberté un jour, je crois que je pourrais m’améliorer dans tous les domaines.

Je ne suis pas inquiet pour Shaohua. Il sait quoi faire. …

Mère, j'espère qu’un jour quand nous nous reverrons, ta santé, comme toutes les autres choses, m’apporteront une agréable surprise. Mère, je crois que le jour où notre famille sera à nouveau réunie n’est pas très loin.

Je m'arrêterai ici. Vous ne devez pas me répondre s'il n'y a aucune nouvelle spéciale.

Xiaojun

28 Décembre 2002

 

Une histoire d'amour


Mme Dong Cuifang était gynécologue et pédiatre à l'hôpital régional de Shunyi dans le service de santé pour les enfants et les femmes à Pékin. Son village natal s’appelait Zhang, dans la région de Xing'an, ville de Gaocheng, qui est dans la province de Hebei. Son fiancé, M. Shen Wenjie, âgé de 29 ans, était un pilote exceptionnel à l'aéroport de Pékin. Ils avaient été amoureux pendant presque dix années, et avaient échangé des centaines de lettres. Ils avaient été fiancés pendant longtemps, et en raison de la persécution qui a commencé le 20 juillet 1999, ils ne pouvaient pas se marier.

Ils avaient fait appel au gouvernement de multiples fois pour arrêter la persécution du Falun Gong, et ont été détenus et torturés de nombreuses fois. En 2000, ils ont été licenciés parce qu'ils refusaient d’abandonner la pratique du Falun Gong. Après avoir quitté Pékin, ils sont allés dans de nombreux endroits pour révéler la vérité aux chinois sur le Falun Gong et sur la persécution.

Photo de Dong Cuifang
lors de la remise
de son diplôme
Le 26 décembre 2001, ils ont été arrêtés et détenus au centre de détention de Pékin Shunyi parce qu'ils avaient distribué des documents au sujet de la persécution du Falun Gong. Les autorités leur ont permis de se retrouver seulement une fois par semaine. Chaque fois qu'ils se rencontraient ils s’encourageaient afin de surmonter les difficultés et rester immuablement dans leur croyance. Plus tard, on ne les a plus autorisés à se voir. Afin de forcer Mme Dong à renoncer au Falun Gong, on l’a soumise à différentes formes de torture. Quand elle a décidé de faire la grève de la faim pour protester contre sa détention, ils l’ont gavée de force.

Le 11 mars 2003, elle l’a transférée à la prison des femmes de Daxing à Pékin afin de la persécuter davantage. Le directeur de la troisième section, Tian Fengqing, a exigé que Mme Dong écrive une « lettre reconnaissant sa culpabilité. » Mme Dong a insisté sur le fait qu'il n’y avait aucun mal à pratiquer le Falun Gong et a refusé d'écrire cette lettre. Le directeur Tian est devenu furieux et a donné l’ordre au garde Xi Xuehui de la transformer rapidement s’il voulait obtenir une gratification. Trois gardes femmes l’ont torturée sans interruption en utilisant diverses méthodes de torture pour la faire renoncer au Falun Gong. Elle est morte sous la torture le 19 mars 2004 à 5:24 de l’après midi, huit jours seulement après son transfert. Elle avait 28 ans.

Les parents de Mme Dong ont demandé une autopsie au centre médical d'identification à Pékin. Ils ont constaté que ses jambes étaient très enflées, on pouvait voir une infection sous la peau au-dessous des genoux. Elle avait des blessures sanglantes et un trou dans la tête. Le muscle de son épaule droite était décollé de l’os. Les résultats du laboratoire ont indiqué qu'elle avait été torturée. Quand ses parents ont poursuivi les trois gardes de prison qui l'avaient torturée, la police locale les a menacés et les a forcés à retirer leur plainte.

Les autorités ont caché la mort de Mme Dong à son fiancé, et secrètement l’ont transféré dans un camp de travail dans la zone de Daxing. Depuis on n'a aucune nouvelle de lui.. Il espère certainement retrouver sa fiancée après sa libération.

 

Une dernière visite


Mme Li Yinping
Le 4 juin 2001, Mme Li Yinping rendait visite à un ami pratiquant au village de Majia dans la ville de Shouguang, dans la région de Weifang. La police du commissariat de police de Shouguang est arrivée pour arrêter Mme Li et toutes les autres pratiquantes qui étaient là. Elle ont toutes été détenues au commissariat de police de Sunji, bien qu'aucune charge n'ait été retenue contre elles. Elles ont été obligées de rester debout dehors sous un soleil brûlant. Mme Li a été interrogée et battue. Puis la police a interné les pratiquantes au centre de détention de Shouguang sans aucune procédure légale.

L'après-midi du 6 juin 2001, Mme Li, avec les autres pratiquantes de Falun Gong ont réclamé leur libération sans aucune condition. Mme Li a été traînée par les policiers dans le vestibule et battue avec un bâton en caoutchouc. Après l’avoir gavée d'alcool, cinq à six policiers ont recommencé à la torturer. Ils ont giflé son visage, ont tordu un de ses bras derrière le dos, saisi ses cheveux et tiré sa tête en arrière, l'ont frappée sur tout le corps avec les bâtons en caoutchouc, et l'ont électrocutée avec les matraques électriques. Les policiers l’ont déshabillée complètement afin de mettre à nu son corps pour lui infliger plus de coups sur sa peau non protégée. Après avoir battu Mme. Li, les policiers l'ont enchaînée à une « chaise de fer ». Après avoir fait une pose, plus tard dans la soirée, le directeur du centre de détention, le Chef d'équipe Wang et d'autres gardes ont tour à tour électrocuté les parties génitales de Mme Li avec des bâtons électriques. Son corps tout entier se tétanisait, il était devenu pourpre et noir foncé. Elle a beaucoup souffert et a perdu connaissance de nombreuses fois. Chaque fois les gardes la réanimaient avec de l'eau froide, afin de la torturer encore plus. Un des tortionnaires a menacé de la violer et de la tuer. Ils ont continué à l’électrocuter avec les bâtons même après qu’elle ait commencé à cracher du sang. Cette torture a duré plusieurs heures. Mme. Li a été enchaînée à la chaise de fer, et a continué à vomir toute la nuit. Au petit matin du 7 juin 2001, Mme Li avait perdu connaissance et un faible signe de vie apparaissait. Cependant, les policiers ne l’avaient toujours pas envoyée à l'hôpital. Plus tard ils ont admis qu'elle était proche de la mort, alors des policiers en civils l’ont discrètement transportée à l'hôpital de la ville de Shouguang, où elle est morte le jour même.

 

Le souhait d’un patient atteint de leucémie


Quand le Falun Gong a été interdit en juillet 1999, M. Hu Qingyun a envoyé des courriers aux chefs du gouvernement expliquant comment le Falun Gong lui avait permis de recouvrer la santé. A cause de cela il a été arrêté deux fois. La police a recherché sa maison et a confisqué toutes ses économies, deux actes de propriété de maison, et sa propre maison.. La police lui a dit qu'il n'aurait aucun reçu.

« Les pratiquants de Falun Gong tirent bénéfice de leur pratique . Ils apprennent à être des gens aux critères moraux élevés, ce que signifie être vraiment bon. »
Puisqu'on n'a pas permis à M. Hu de pratiquer le Falun Gong alors qu’il était en détention, il a commencé à saigner de sa bouche et du nez et avait des plaques de sang sur tout le corps. Il a perdu connaissance à deux reprises. Craignant qu'il ne meure au centre de détention, les autorités locales l'ont libéré le 9 août 1999. Une fois rentré chez lui, et après avoir repris sa pratique, il a recouvré à nouveau sa santé.

En août 1999, les autorités locales ont répandu le mensonge comme quoi la maladie de M. Hu avait été soignée à l’hôpital et pas en pratiquant le Falun Gong, et ont diffamé le Falun Gong. M. Hu a écrit une lettre dévoilant la vraie histoire et l’a diffusée sur un site Web d'outre-mer le 19 février 2000. Il a donc été arrêté le 21 avril 2000. Après neuf mois de détention, le 10 janvier 2001, la cour régionale n°1 à Nan-Tchang le condamnait à une peine de sept ans de prison. On ne lui permettait pas de pratiquer le Falun Gong pendant sa détention, sa leucémie reprit de plus belle, et le 22 mars 2001, il mourut à l'hôpital de prison de Jiangxi.

Lettre de Hu Qingyun aux leaders chinois

Cher Président Jiang Zemin, Premier ministre Zhu Rongji et autres chefs concernés,

J'étais un dirigeant de la cour suprême de la province de Jiangxi et un ancien membre du parti communiste. J'ai travaillé dans le secteur de la loi et du règlement pendant 16 ans. Je n'ai jamais été contre le parti ni le gouvernement, … De ce fait permettez-moi de vous faire part de ma situation actuelle et de rétablir la vérité sur mon expérience.

Le 21 août 1999, le journal de Nan-Tchang a publié en gros titre un article : j'avais déclaré que le Falun Gong m’avait donné une « seconde vie, » … L'article a déclaré que « alors que je pratiquais le Falun Gong depuis le 28 juin1997, j’avais été hospitalisé six fois depuis … » Le journal a utilisé ce stratagème afin de calomnier le Falun Gong aux yeux du monde.

La vérité est, qu'avant d ‘avoir pratiqué le Falun Gong, je souffrais de nombreuses maladies, de problèmes d’estomac, de maux de gorge, d’infections des sinus, de douleurs dans le cou, manque d’oxygénation du cerveau, afflux insuffisant de sang au cerveau, et anémie. … En 1997, j'ai développé une maladie incurable, la leucémie aiguë, qui est l'un des types de leucémie les plus difficiles à traiter parmi toutes les formes de leucémie. Pendant le traitement d’urgence, j'ai été également atteint d'hépatite B et C (le plus difficile à traiter parmi les différents types d'hépatite) et la tuberculose pulmonaire. … A mon dernier souffle de vie, j'ai commencé à pratiquer le Falun Gong… Puis, un miracle s'est vraiment produit. Ma vie a été prolongée. … Pas longtemps après que j'ai commencé à pratiquer, j'ai alors petit à petit arrêté les traitements chimiques, les transfusions sanguines, les médicaments, et tout autre traitement. Mon expérience a prouvé qu'il y avait un effet remarquable qui s’est produit dans mon corps grâce à la pratique du Falun Gong. …

Cependant, le journal a intentionnellement déclaré que mes cinq hospitalisations avant la pratique du Falun Gong s'étaient produites après ou pendant ma pratique, alors que je ne suis jamais allé à nouveau à l'hôpital pour un traitement quelconque. … Ils ont menti pour tromper les gens.

Pendant les nombreux mois d’hospitalisation, mes dépenses médicales se sont élevées à 320.000 yuans, et j’ai failli mourir plusieurs fois à l’hôpital. … Les scientifiques et les médecins ne pouvaient pas me sauver ni prolonger ma vie. Cependant, par ma pratique du Falun Gong, j’ai pu vivre à nouveau. C'est un fait que personne ne peut nier. … Le lourd fardeau financier et la pression mentale qui pesait sur ma famille ont été également soulagés. En outre, le gouvernement a économisé beaucoup d’argent pour les dépenses médicales. …

En août 1999, les stations de TV de Nan-Tchang et les journaux ont annoncé que « j’ai été envoyé à nouveau » à l'hôpital. Un journaliste a interviewé un des médecins … qui ne m'avait jamais rencontré et ne connaissait rien au sujet de mon passé. Ce docteur a déclaré, « La leucémie de Hu Qingyun a été traité par notre hôpital, cela n'a rien à voir avec le Falun Gong. » J'ai demandé à ce docteur pourquoi il avait menti. Il m'a dit que tout le monde dirait la même chose dans le contexte actuel et il m'a demandé de ne pas trop prendre cela au sérieux.

En décembre 1999, j'ai été licencié de mon travail parce que j'ai participé à une activité de Falun Gong en faisant signer des pétitions au gouvernement provincial et aussi parce que j’ai écrit un article concernant mon expérience avec le Falun Gong.

Le but de cette lettre est de vous inviter à découvrir la vérité au sujet de la persécution que j'ai endurée. Imaginons, comment une personne atteinte de leucémie pourrait-elle supporter une telle persécution et une détention en prison ? … J'ai eu la force de supporter tant de tribulations et de persécution parce que j'ai pratiqué le Falun Gong. Je suis une personne qui a été condamnée plusieurs fois par les médecins, je ne peux donc pas permettre une telle chose. Je ne suis pas intéressé par la politique et je n’intenterai jamais rien contre le parti ni le gouvernement. Je ne veux pas être utilisé par la politique pour diffamer le Falun Gong.

En conclusion, je voudrais dire quelques mots qui viennent du fond de mon cœur « la vérité. » Les pratiquants de Falun Gong tirent des bienfaits de leur pratique et du travail sur soi. Ils apprennent à être des gens de haute moralité, c’est-à-dire être bons. Est-il possible de leur demander de renoncer à leur pratique?

Hu Qingyun

Un pratiquant de la province de Jiangxi

 

Le destin d’une famille


He Wanji et Zhao Xiangzhong

Mme. Zhao Xiangzhong et son mari, M. He Wanji un policier très respecté de la section de sécurité de la gare de Xining dans la province de Qinghai, vivaient dans la ville de Xining. Ils pratiquaient tous les deux le Falun Gong, et grâce à la pratique, la tumeur au cerveau de M He avait disparu. Voyant une nette amélioration de son état , ses parents et ses frères ont également commencé à pratiquer le Falun Gong. Après que le gouvernement central a commencé la persécution du Falun Gong, la femme de M. He Mme. Zhao, a été détenue dans le camp de travail des femmes de Qinghai à quatre reprises parce qu’elle persistait à pratiquer le Falun Gong.

En novembre 2002, à la quatrième détention de Mme. Zhao, six voitures de police ont entouré la maison du couple. Ils ont arrêté et détenu tous les membres de la famille pendant plus de 12 heures. Mme. Zhao a alors été envoyée au camp de travail des femmes de Qinghai où elle a été emprisonnée, battue, et où elle était obligée de dormir sur un sol de béton froid. Quand elle a été libérée, elle était paralysée de tout le bas du corps et souffrait de douleurs intenses. Elle était maigre et émaciée et ne pouvait manger ni boire. Mme. Zhao est restée paralysée jusqu'à sa mort le 22 février 2003, à l'âge de 50 ans.

M. He a également souffert de la persécution parce qu'il a continué à pratiquer le Falun Gong.  Il a été envoyé au camp de travail de Qinghai, où la torture a causé des dommages au niveau de sa taille et un engourdissement de tout le corps. Le 30 décembre 2002, la cour de la ville de Xining l'a condamné à 17 ans de prison pour avoir participé à la diffusion d’émissions sur les antennes télévisées concernant les graves violations des droits de l'homme que subissent les pratiquants de Falun Gong en Chine. Il a été alors envoyé à la prison de Haomen dans Haibeizhou, dans le comté de Menyuan, où il a été torturé à mort le 28 mai 2003, à l'âge de 53 ans.

Quand la famille récupéra la dépouille de M. He, il y avait des trous d'aiguille dans son corps, le sang sortait de son nez, et son bras droit était couvert de contusions noires et bleues.

Pendant le temps de détention du couple et même après leur décès, les autorités locales pillèrent leur maison et confisquèrent leur argent et tous leurs biens.

Le frère de M. He, M. He Wanzhu, a été également arrêté chez lui alors qu'il était avec d'autres pratiquants de Falun Gong. Pendant l'arrestation, la police a fouillé sa maison et a confisqué plus de 6.000 yuans en espèces. Il a alors été condamné à trois ans de travail forcé au camp de travail de Qinghai, où il a été torturé et nourri avec de la nourriture empoisonnée, entraînant une congestion pulmonaire et un engourdissement des lèvres.

Après les décès de M. Hu et de Mme. Zhao, le père de M. He très âgé a beaucoup souffert de la perte de son fils et de la souffrance de son deuxième fils torturé dans le camp de travail obligatoire. Il est mort le 30 janvier 2004.

La famille entière a été persécutée. La mère de M. He âgée de 71 ans, Mme. Zhao Yulan, a été détenue au centre de détention du comté de Huangzhong pendant plus de 40 jours en 2001 parce qu'elle avait envoyé du matériel de Falun Gong à son fils alors qu'il était dans le camp de travail. Au milieu de la nuit le 12 mai 2004, neuf dirigeants du commissariat de police de ville de Xining et du commissariat de police du comté de Huangzhong ont pénétré par effraction dans sa maison et l'ont arrêtée. Elle est toujours en détention.

 

Foi ou visage



Au camp de travaux forcés de Longshan. Mme Gao Rongrong a été battue, rouée de coups de pied et électrocutée par des matraques électriques parce qu’elle refusait de diffamer le Falun Gong.. Après qu'elle « soit tombée » du deuxième étage, ses tortionnaires ont déclaré que la peau brûlée était le résultat de sa chute.

Mme. Gao Rongrong
Mme. Gao Rongrong était âgée de 36 ans et travaillait au bureau de finances à Shenyang dans l’institut d'arts de la ville de Luxun, dans la province de Liaoning. En 1999, au début de la persécution du Falun Gong, Mme. Gao était considérée un élément perturbateur dans la persécution, de ce fait elle fut licenciée par son employeur.

En juillet 2003, Mme. Gao a été arrêtée et envoyée au camp de travail de Longshan. Le 22 mars 2004, quand Mme. Gao refusa de calomnier le Falun Gong, Tang Yubao, le sous-chef de la deuxième brigade dans le camp de travail, l’a jetée de son lit sur le plancher. Il l'a alors prise par la gorge et l’a traînée à l’extérieur pour la battre. Quelques gardes ont alors emmené Mme. Gao au bureau de gestion et l'ont giflée dans une tuyau de chauffage. Ils l'ont battue, lui ont donné des coups de pied, et l’ ont électrocutée avec des bâtons électriques à la tête, au visage, au cou, aux mains et aux pieds sans interruption pendant une demi-heure. Plus tard le directeur du camp de travail, Li Fengshi, est entré et a dit à Mme. Gao, « c'est une chambre de torture ; autrement quelle serait l'utilisation des menottes et des bâtons électriques ici ? Je ne crois pas que nous ne pouvons pas vous manipuler, Gao Rongrong. »

Une autre fois quand Mme. Gao a crié « le Falun Gong est bon » elle a été frappée violemment au visage et a perdu l’ ouïe d’ une oreille. Elle était obligée de travailler douze heures par jour, ce dur labeur et la torture ont affecté considérablement sa santé. Elle souffrait de douleurs au foie, et à l'estomac, et avait des accès de fièvre intermittents. Elle était nauséeuse, vomissait toute la journée, elle ne pouvait plus manger, et maigrissait de jour en jour. Le chef de la première brigade, Yue Jun, ordonna aux prisonniers de raser les cheveux de Mme Gao pour l’humilier.

Une autre fois quand Mme. Gao a crié « le Falun Gong est bon » elle a été frappée violemment au visage et a perdu l’ ouïe d’une oreille.
Le 7 mai 2004, Tang Yubao et le groupe du chef Jiang Zhaohua ont emmené Mme. Gao dans un bureau et l'ont giflée à nouveau avec le tuyau de chauffage. Tang et Jiang l’ont électrocutée sans interruption avec des bâtons électriques pendant 6 à 7 heures. Le visage de Mme Gao était gonflé, boursouflé, carbonisé, et déformé au point de la rendre méconnaissable. Ses cheveux étaient collés par le pus sanglant de sa peau roussie. Elle était si enflée que ses yeux était réduits à deux fentes et sa bouche était complètement déformée, même les détenus ne pouvaient pas la reconnaître.

Ce même jour, Mme Gao est tombée de la fenêtre du bureau du deuxième étage. Elle a été envoyée à l'hôpital et deux fractures du bassin ont été diagnostiquées, la jambe gauche était brisée et l’os du talon droit fendu. En raison de son faible état physique, l'hôpital n'a pas pu l’opérer.

Pour dissimuler la torture, le camp de travail de Longshan et le bureau juridique de ville de Shenyang ont déclaré que les brûlures au visage de Mme Gao résultaient de sa chute de la fenêtre de bureau.

Pour plus d'information concernant les violations des droits humains contre les pratiquants de Falun Gong, vous pouvez visiter
     Groupe de travail des droits de l'homme du Falun Gong
Pour plus d'information sur la situation actuelle du Falun Gong, veuillez visiter :     
     Centre d'information sur le Falun Dafa
Pour apprendre plus au sujet du Falun Gong, veuillez visiter :     
     Qu'est ce que le Falun Gong ?
Pour connaître la raison pour laquelle le gouvernement a commencé à persécuter le Falun Gong, vous pouvez visiter :
     Introduction

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